Mme Michèle Benete vit dans un campement de fortune situé dans une zone industrielle de Toulouse. Elle a expliquée à l’ERRC que les habitants se battaient pour avoir des douches et des toilettes et a montré les lettres qu’ils avaient écrites depuis 2001 à des élus de tous niveaux, du Président de la République au maire. Tous ont délégué au niveau inférieur. Suite à ces lettres, des agents de la PMI locale sont venus pour proposer des cours d’hygiènes. « Nous leur avons fait visiter le camp et ils sont restés bouche bée. Ils ne savaient plus quoi dire. Nous leur avons dit : « Commencez par nous donner des douches et des toilettes et venez ensuite nous parler d’hygiène ».

Des conditions de logement indignes

La sédentarisation des Rom, Gitans et Manouches s’est faite, la plupart du temps, dans les quartiers les plus délabrés ou en voie de « taudification » et plus récemment dans les barres des banlieues des grandes villes.

Bidonvilles

Les aires de stationnement à l’écart des habitations des autres citoyens avoisinent décharge publiques, usines polluantes, bretelles d’autoroute...

Sur des terrains loués par les municipalités - parfois depuis plusieurs décennies – où sur les terrains dont ils sont propriétaires, les Roms, Gitans, Manouches se voient refuser eau courante, électricité, tout à l’égout, toilettes, collecte des ordures…

Exclusion

Dans certaines villes des quotas officieux bloquent leur accès aux logements sociaux

Taux d’usure

Les banques « classiques » refusent très souvent de prêter de l’argent aux Roms, Gitans et Manouches.
Beaucoup de ceux qui vivent en caravane l’ont achetée à crédit à des organismes qui ne prêtent qu’à cette population et qui pratiquent des taux d’intérêt astronomiques (19 à 20%).