"Nous avons été traités avec brutalité et grossièreté, nos lignes électriques nous reliant à notre propre groupe électrogène ont été arrachées, nos tuyaux d’eau tranchés. Les enfants ont été sommés, comme leurs parents, de sortir immédiatement des caravanes, malgré froid, nuit et brouillard. Ils étaient grelottants de peur. Nous avons demandé aux policiers s’ils avaient des enfants. Ils nous ont répondu que les leurs étaient au chaud, mais que les nôtres étaient habitués au froid et ne craignaient rien. Et que de toute façon, ils allaient nous chasser comme des rats"

Extrait d’une lettre écrite à Monsieur Sarkozy par des familles ayant stationné sur un terrain vague en bordure d’autoroute dépendant de Vitrolle, en l’absence d’une aire de stationnement.

Maltraitances policières

Expulsions abusives

Armes à feu, bombe lacrymogène, cagoules, hélicoptère de soutien : les expulsions de terrains s’accompagnent fréquemment d’atteinte aux biens (caravanes achetées à crédits cabossées, groupe électrogène esquintés …), d’insultes et d’intimidations racistes voire de violence envers les personnes, selon une mise en scène très impressionnante.

La police intervient sans présenter de décision de justice, d’arrêté d’expulsion ou de mandat de perquisition...

On déplore des expulsions abusives de terrain dans les municipalités ne s’étant pas conformées à la loi Besson.

Descentes abusives

Les arrestations et contrôles donnent lieu à une intimidation collective. Si on imagine mal la police faire sortir de chez eux tous les habitants d’un HLM au prétexte qu’elle recherche un suspect, sur un campement c’est chose courante. Et selon le même scénario que pour les expulsions.


Impunité

L’absence de suivi d’enquête à propos des ces allégations de conduites policières abusives et de sanctions disciplinaires constituent la norme.

Il est rare que les victimes de maltraitance policière portent plainte car en représailles, des plaintes sont déposées contre les plaignants.