Un groupe de familles comprenant une vingtaine d’enfants vivait sur un site de la ville de Saint-Pierre-de-Chandieu depuis plus d’un an. Le maire n’avait pris aucune mesure d’expulsion. Les enfants allaient parfois dans un camion école mobile. L’école locale était prête à les accepter. Mme Cannizzo, personne ressource pour les enfants du voyage à l’inspection académique du Rhône a accompagné les familles à une rencontre avec le maire pour que les enfants y soient scolarisés et qu’ils mangent à la cantine. Quelques jours plus tard la police expulsait les familles de la commune par la force.
Témoignage de Mme Cannizzo à l’ERRC.

Scolarisation difficile

La participation scolaire des jeunes Roms, Gitans, Manouches est dramatiquement faible.
Selon les estimations du Ministère de l’Education nationale les plus récentes (2001) seuls 15 à 20 % des enfants en âge d’être au collège le fréquente.

Une scolarité entravée

Les expulsions forcées provoquent des cassures scolaires.

Les mauvaises conditions de vie – pas d’eau, pas d’électricité, aire d’accueil éloignée de l’école et séparée par des axes routiers à fort trafic – empêchent les enfants de se préparer, de se rendre à l’école, de faire leur devoir…

De nombreux maires et directeurs d’école refusent d’inscrire les enfants à l’école locale. Y compris les sédentaires lorsqu’ils habitent sur un terrain non constructible.

Une scolarité au rabais

Peu de formules innovantes sont mises en place pour concilier un mode de vie basé sur le voyage et une scolarisation suivie.

Faute de classes adaptées pour les enfants qui ont été peu ou pas scolarisés, un nombre disproportionnellement élevé d’enfants en âge d’aller au collège sont scolarisés en Section d’Enseignement Professionnel Adapté (SEGPA).