Meilleur Avenir
Bosnie Herzégovine

Créé en 2001 et partenaire du CCFD depuis 2003, Meilleur avenir est l’unique association de femmes roms de Bosnie-Herzégovine. Son objectif est de lutter contre la double discrimination qu’elles subissent en tant que Rom et en tant que femme.

Extrêmement marginalisées de fait de leur grande pauvreté, encore moins éduquées que les hommes, les femmes ignorent totalement leurs droits et n’ont quasiment aucune chance de trouver un travail. A cette exclusion de la société s’ajoutent les mauvais traitements dont elles sont victimes au sein de leur communauté : soumission totale aux hommes, absence de pouvoir décisionnel, violence conjugale… L’association s’emploie donc à relever deux défis : faire prendre conscience à ces femmes qu’elles ont des droits et favoriser leur indépendance financière.

Environ 200 personnes profitent des actions de l’association : des femmes et des hommes du canton de Tuzla ainsi que des réfugiés de la Republika Srpska.

Accès aux droits

Sensibiliser à leurs droits – droits aux services sociaux, droit de vote, droit à leur intégrité physique et psychologique… - des femmes qui n’ont connu que mépris et déni de leur dignité, passe par un travail sur l’estime de soi. Des groupes de discussion informels, dont la vocation première est de donner confiance en soi, ont été mis en place pour que les femmes identifient les discriminations dont elles sont victimes, apprennent à les refuser et envisagent ensemble les moyens de s’en sortir.

Des émissions de radios et des séminaires portant sur la violence familiale sont organisés dans différentes communautés. Le succès de ces moments de réflexion, où les hommes sont également conviés, a permis à Meilleur Avenir de nouer des contacts avec des associations bosniaques et européennes.

L’association mène aussi des actions de plaidoyer et lobbying auprès des institutions locales (Ministère de la Santé et de l'Education) ou internationales (OSCE, HCR) pour l'accès à des conditions de vie décentes des populations Roms ( éducation, logement, eau...).
Ponctuellement, elle propose en collaboration avec le Ministère de la Santé, des examens médicaux gratuits.

Indépendance financière.

Des cours d’alphabétisation et des formations professionnelles (couture, tissage, coiffure) sont proposées aux femmes dans la perspective de créer des microentreprises. A l’heure actuelle, quelques femmes font déjà de la couture à domicile.