Une marginalisation nourrie de préjugés

Les Roms sont fréquemment considérés comme des parasites qui n'ont pas de place dans la société roumaine.

Selon une étude de l’Agence d’évaluation de la presse de 2003, environ 80 % des informations traitant des Roms à la radio présentent des événements conflictuels tels que les raids de police dans les communautés ou l’immigration illégale.

Dans ce contexte, les Roms subissent des vexations quotidiennes : tracas administratifs, discrimination à l'embauche (y compris dans la fonction publique), refus d'entrée dans des restaurants…

Leur difficulté à obtenir des papiers implique une exclusion des droits des citoyens de l'État roumain : éducation, services médicaux, allocations familiales, aide sociale et protection sociale.

On relève également des cas de mauvais traitements infligés par des civils ou les forces de l'ordre, qui sont allés jusqu'au meurtre.

Si la Roumanie s'est doté, au cours des dernières années, de lois réprimant les atteintes aux droits des minorités, une mobilisation des ONG est nécessaire pour rendre cette législation opératoire.