Une santé désastreuse

Faute de papiers d’identité, les Roms roumains sont exclus de l’accès gratuit aux soins.

77 % des Roumains roms ne peuvent pas se fournir en médicaments, contre 42 % de la majorité des Roumains (ce qui est également énorme).

Beaucoup de médecins refusent aussi simplement de les soigner parce qu’ils sont Roms, souvent au prétexte qu’ils sont sales.

Les Roms sont particulièrement exposés à la corruption et au mépris du corps médical.

En 2004, cinq femmes Roms ont connu la même mésaventure à l’hôpital de Constanta. Leur accouchement s’annonçant difficile, les médecins leur ont demandé de fortes sommes d’argent pour pratiquer une césarienne. Réalisée dans de mauvaises conditions d’hygiène, l’opération a, chaque fois, provoqué une infection, dégénérant en péritonite. Après plusieurs jours sans soin, ces femmes ont finalement été réopérées et, sans leur consentement pourtant obligatoire, les médecins ont au final procédé à une ablation de l’utérus, rendant stériles ces femmes d’une vingtaine d’années.

L’indigence de leurs conditions de vie
- logements délabrés et sans chauffage, raccordement aux réseaux d'électricité et d'eau aléatoire, nourriture pauvre et incertaine … - fragilise grandement les Roms roumains. Beaucoup d'enfants souffrent de malnutrition et de maladies chroniques. La mortalité infantile est trois fois supérieure à celle des autres Roumains.