
Pouvoir soviétique : d’une relative tolérance au rejet de leur mode de vie traditionnelHistoriquement, les Roms ont connu en Russie, une situation un peu meilleure que dans d'autres pays européens. Ils ont bien sûr souffert de la xénophobie, mais les stéréotypes négatifs coexistaient avec l'image romantique du Rom symbole de liberté, enracinée dans la littérature russe.Grâce aux aides publiques, les premières années du pouvoir soviétique ont même été marquées par un développement actif de la culture nationale rom. Lorsqu’ils ont souffert de répression, c’était au même titre que les autres citoyens de l’URSS et non parce qu’ils étaient ciblés en tant que Roms (comme ce fut le cas en revanche des Tchétchènes, des Juifs, ou des Tatars de Crimée). Mais avec la période de "glasnost" les Roms se sont vus dénier le droit de vivre selon leurs traditions. Un décret de 1956 sur la "participation des Roms nomades aux activités laborieuses" leur interdit de vagabonder et leur impose de se fixer et d'obtenir un enregistrement de résidence permanente. Cette sédentarisation forcée - généralement accompagnée d'un enrôlement dans une ferme collective avec des activités inhabituelles pour eux - fut une véritable tragédie pour plusieurs générations. L’arrêt de leurs activités de commerce et d'artisanat faute de pouvoir être poursuivies dans des conditions de vie sédentaire provoqua en effet la marginalisation de nombreuses familles, leur appauvrissement rapide et la perte de leurs compétences professionnelles. Perçus comme des étrangers dans les villages russes où ils avaient été fixés, leurs relations avec les habitants étaient souvent tendues. | RussiePouvoir soviétique : d’une relative tolérance au rejet de leur mode de vie traditionnelRussie contemporaine : la haine des "noirs" Démunis face aux autorités Une citoyenneté remise en question Le chômage et le sous emploi touche particulièrement les Roms Des conditions de logement très variables Les Roms souffrent de la dégradation du système médical Un accès à l’école très contrasté Femmes et enfants sont les plus vulnérables Le rapport complet de la FIDH réalisé par Mémorial Saint-Petersbourg, association partenaire du CCFD |