Le gène du voleur de poule.

Certes certains Roms, Gitans ou Manouches sont des délinquants. Faut-il pour autant stigmatiser l’ensemble de cette population ?

Exclusion, chômage, déni des droits élémentaires nourrissent la délinquance. Autant de discriminations qui touchent particulièrement les populations roms.

Sachant qu’on impute facilement le moindre délit commis aux gens du voyage, les délinquants non-roms profitent souvent de l’arrivée de ces derniers dans une commune pour multiplier leurs forfaits.

En Europe de l’Est, après la chute des régimes communistes les vieux stéréotypes se déversèrent dans la presse. Précisions de Marcel Courthiade,  titulaire de la chaire de langue et civilisation romanià à l’Institut national des langues et civilisations orientales  :
« Il semble impossible de nier que la délinquance est plus élevée chez les Roms que dans l’ensemble de la population : l’impartialité du raciste consiste à livrer des chiffres sans commentaire. Or dans certains pays des recherches plus honnêtes ont été effectuées et il est apparu que le degré de délinquance est exactement le même chez les Roms que chez les non-Roms si l’on considère les deux populations par classe sociale équivalente. [...] Le double malheur des Roms est de se trouver presque en totalité dans les classes les plus défavorisées et les plus violentes ».